De son nom latin Eliomys quercinus, ce petit rongeur est considéré comme un nuisible pour les humains. Les maisons ne sont pourtant pas leur lieu d’habitation de prédilection.
En effet, ils préfèrent les nids, les arbres creux, les bâtiments désaffectés ou les ruines pour vivre en toute quiétude afin de pouvoir entrer en hibernation jusqu’à 7 mois de l’année (octobre à avril) !


Profil

Petit mammifère de 10 à 17 cm, le lérot est un cousin du loir qui possède un pelage grisâtre uniforme et de petites oreilles. Outre le fait qu’il a de grande oreilles. Le lérot est quant à lui reconnaissable par son pelage roussâtre sur le dessus, blanc au niveau du ventre, mais surtout il est doté d’un masque noir autour des yeux !

Autres différences : il est plus petit, moins gros (60 à 140 g) et son mode de reproduction est beaucoup plus faible. À titre de comparaison, une maman loir peut commencer à avoir des petits dès l’âge de 10 mois et donner naissance jusqu’à 6 petits au bout de 30 jours de gestation !
La maman Lérot, elle, prend son temps. C’est à partir de l’âge de 1 an qu’elle peut avoir jusqu’à 5 petits qui naissent après 3 mois de gestation…

Mode de vie

Le lérot est un rongeur peu commun qui a la particularité d’être carnivore. Avec ses deux petites canines, il s’aventure même à être un prédateur des souris et des oiseaux. C’est donc un omnivore. Mais ce qu’il préfère par dessus tout, ce sont les insectes (80 % de son régime alimentaire) – fruits et graines. C’est pour cela qu’on le voit rarement au sol.

Le Lérot est très agile, il saute d’arbre en arbre et se met même à grimper sur les murs. Il a également la particularité d’être criard. Très agile, on n’a pratiquement pas le temps de l’apercevoir. Par contre, il sait se faire entendre.

Il est présent dans les zones boisées de l’Europe continentale (absent des îles notamment d’outre-Manche) et en Asie mineure. Mais hélas, le Lérot est en voie de disparition… Il est même le seul animal classé en danger critique d’extinction sur la Liste Rouge des mammifères en voie d’extinction en Bretagne depuis 2015 ! Espèce “vulnérable” en 2002, il est devenu “espèce protégée” d’Europe et 2017.

Pourtant, avec l’accord du ministère français de l’Agriculture et des forêts, certains continuent de l’exterminer avec tout type de poisons et d’appâts, tout ça parce que le lérot – comme d’autres animaux (renard, belette, corbeau freux) – est toujours considéré en France comme “nuisible”, ou, pour le dire plus poliment depuis 2019 “susceptible d’occasionner des dégâts”. Chassé et mal jugé, le lérot est vraiment un héros en matière d’adaptation.

Une chose est sûre, ce petit animal ne vous fera aucun mal !